Enfin! Retour à la normalitude dans ces playlists après un double intermède. D’abord de longues semaines sans renouvellement, que voulez vous, l’été fut chaud et joyeux, les filles furent belles, les jupes furent courtes, Leipzig est toujours loin et mon anniversaire toujours aussi alcoolisé. Bref tout un gros tas de raisons qui n’excusent pas le manque de nouveautés, mais un peu quand même. Surtout que pour le coup l’été fut plutot bien riche musicalement et que j’ai bien fait plusieurs playlist sans les mettre sur le serveur. Ca ressortira les semaines de disettes inspirationnelles.
La fausse vraie rentrée de la dernière liste n’en était pas une. Bon je suis pas inquiet, ça n’a pas du troubler grand monde. La pause estivale nous a certainement définitivement privé des quelques visiteurs qui nous faisaient l’honneur de petites visites hebdomadaires. Sûr que même la maman de Lithrel ne vient plus. C’est pour dire! C’est pourtant parfois la seule façon qu’elle a d’avoir des nouvelles de son fils indigne qui n’appelle jamais. Madame je vous rassure, il va très bien! (Enfin, aussi bien qu’il puisse aller, son état physique et mental étant toujours parfois préoccupant, mais je ne vous apprends rien). (*entends "C’est moi qui l’ai fait"*).
Digression, digression. Tout ça pour dire donc que la liste de la semaine passée avec 20 titres en vrac, n’avait pas d’autre raison d’exister que de prolonger à l’extrème un petit jeu stupide appelé "Perds la moitié de ton après midi à cacher des clés d’essai d’un jeu c’est pas comme si on rentrait juste de Leipzig et que t’avais trois tonnes de taff". Oui, c’est long comme nom de jeu, mais c’est vraiment vraiment un jeu stupide donc c’est normal.
Bien. Ceci étant dit, qu’allons nous écouter cette semaine ?
Cette semaine les petits amis on va écouter Peter Bjorn & John. Plein. Beaucoup. Tout le temps. En boucle. Parce qu’il est très trop bien le dernier album de Peter Bjorn & John. Et pas vraiment parce que le tube "extrait de" illustrait la météo de Canal+ jusqu’il y a peu, juste parce que c’est bien. J’ai mis deux titres, Young Folks et Objects of my Affection, mais j’ai eu du mal à faire la selection et je te conseille vraiment l’acquisition de l’album, oui même toi qui grimace au fond en te disant que pour le même prix tu pourrai te payer deux paquets de clopes. (Surtout que c’est même plus vrai, maintenant pour le prix de deux paquets de clope la dame à la fnac elle te donne un cd et elle te rends de la monnaie) (Bien fait d’ailleurs, j’ai encore bien trop envie de fumer après un an d’abstinence pour faire preuve d’une quelconque forme de sympathie à votre égard vil fumeurs).
J’ai aussi eu du mal à ne vous mettre qu’un seul morceau de 5′Nizza, duo d’énergumènes ukrainiens, qui s’évertue à jouer tous ses morceaux avec une simple guitare et tout plein d’autres instruments plus ou moins bien imité à la bouche. Je suis très très client. Ca risque de ne pas plaire à ceux qui s’étaient foutu de moi avec Gogol Bordello, les gens avec un tout petit poil plus d’ouverture d’esprit devrait eux apprécier assez fortement (et hop, là j’en ai mouché au moins douze d’un coup!). En direction simultanée des mêmes groupes de personnes, je n’ai pas pu m’empecher de mettre un petit extrait du dernier Balkan Beat Box. Je vous en avais déjà parlé et fais écouté des petits bouts mais ils viennent tout juste de sortir un nouvel album, donc hop, une nouvelle couche. J’avoue que je n’étais pas méga fan de ce qu’ils faisaient et j’ai un peu acheté ce CD façon "impulse buy" en passant devant le rayon. C’est toujours totalement barré, mais ça sonne aussi très très bien côté mélodies et au final je suis très content de la surprise.
Petite orientation un poil plus electro-jazzy dans une bonne partie de la liste. Déjà le Sweet Dogs des danois Trolle SiebenHaar qu’on entend de plus en plus un peu partout, mais que c’est pas grave parce que c’est vachement bien. Ane Trolle qu’on retrouve en guest voice dans le White Lillies de Pieder. J’ai déjà largement utilisé mon quota de "c’trop bien" dans ce billet, je vais etre dans l’impossibilité de vous parler de Belleruche. Je vous laisse écouter son Minor Swing, ça va être plus simple.
Les Beasties Boys viennent de sortir un nouvel album acoustique. Je ne l’ai pas encore et je ne sais pas du tout ce que ça vaut. Je découvre tout juste que ces gros lourdeaux
ne le sont pas tant que ça. Sabosa est tiré de leur premier album du genre, le culte The In sound from way Out! qu’une personne avec qui j’ai semble-t-il vraiment trop de goût en commun m’a fait écouté au cours d’une soirée estivale. Quand on avait jusque là associé "Beastie Boys = rap gras", ça surprend! (ami fumeur, il est en prix pas cher chez les meilleurs droguistes, moins cher qu’un seul et unique paquet de clope!!).
Ca surprend aussi de trouver une balade mélancolique comme New York, I Love You But You’re Bringing Me Down à la fin d’un album de LCD Soundsystem. Mais, ma foi, ce n’est pas du tout désagréable non plus.
Pour conclure un petit mot sur Duke Special. On ne se refait pas, il me faut toujours une petite dose de songwritter folk pour mettre ma bonne humeur à l’épreuve from time to time. Celui là a l’avantage de faire des morceaux un minimum guillerets entre deux ou trois envolées lyriques. Oui, Portrait fait partie des morceaux fun!